Lexique des mots et noms Hébreu et Araméen

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A'haronim « Les derniers » : Nom donné aux rabbins ayant succédé aux « anciens » (Richonim) après la publication du Choul'hane 'Aroukh*.
  Abayè Un des principaux Amoraïm* de Babylonie. Cité des centaines de fois dans le Talmud.
  Abraham Yéhochoua’ Heshel Penseur et philosophe Juif (1907-1972). Né en Pologne, il s’installe aux USA en 1939. En 1945, il est nommé professeur, au Jewish Theological Seminary de New York et exerce une grande influence sur ses nombreux disciples.
  Abravanel Commentateur biblique et penseur (1437 Lisbonne -1508 Venise). Trésorier du roi Alphonse V du Portugal puis de Ferdinand et Isabelle d'Espagne jusqu'en 1492. Auteur d’un commentaire sur la Bible et de divers ouvrages de pensée juive visant à renforcer la foi en la venue future du Messie.
  Acham « Offrande de culpabilité » : sacrifice offert notamment en cas de vol ou de profanation de biens du Temple, par un Nazir*, par un « lépreux » (Métsora*) ou par celui qui craint d’avoir commis une faute entraînant l’obligation d’apporter un sacrifice expiatoire*.
  Achamote Voir Acham.
  Agada Enseignements non juridiques du Talmud* et du Midrach*, sur des sujets aussi variés que la théologie, l'éthique, l’Histoire, la philosophie,,,, La Agadaexplique les textes du Tanakh* à l’aide « de légendes, de contes, de poèmes, d’allégories, de réflexions moralisantes, de réminiscences historiques. On ne saurait sans défigurer l’enseignement rabbinique, séparer la Halakha de la Agada. Ce sont les mêmes Amoraïm* qui enseignaient aux mêmes élèves dans les mêmes écoles et l’une et l’autre parce qu’elles se complètent et tendent vers le même but. ». L’exemple ci-dessus illustre cette complémentarité.
  Agouna Une femme abandonnée par son mari, qui refuse de lui remettre un acte de divorce pour rompre leurs liens matrimoniaux et lui permettre de se remarier. La Halakha est aussi indulgente que possible dans ce domaine et pour éviter à la femme de rester ‘Agouna elle accepte des témoignages qu’elle récuse d’habitude.
  Agra Dékala Recueil de commentaires sur la Tora de Rabbi Tsevi Elimélekh de Dynow, rabbin ‘hassidique du 19e siècle.
  Akédate Yits'hak « La ligature de Yits’hak» sur l’autel pour être offert en sacrifice par son père, Avraham, qui avait compris que telle était la volonté de D.ieu. C’est aussi le nom d’un commentaire sur la Tora, écrit par Rabbi Yits’hak ben Moché Arama, rabbin espagnol du 15e siècle (1420 – 1494).
  Amida (Littéralement « Station Debout ») : Désignée dans le Talmud par le terme « Hatéfila », « la prière » par excellence, elle est récitée débout, les pieds joints, à tous les offices. Appelée aussi « Chémoné ‘Essrè », la prière des «dix-huit bénédictions*» – auxquelles fut ajoutée, plus tard, une dix-neuvième, appelant le châtiment du Ciel sur les « calomniateurs » et les méchants.
  Amora Sage d’Erets-Israël ou de Babylonie après la rédaction de la Michna. Voir aussi Talmud*.
  Amoraïm Voir Amora.
  Arba’a Tourim Voir le Tour*.
  Ari Zal Rabbi Yits’hak Louria* Ashkénazi (Jérusalem 1434-Safed 1572), plus connu sous l'acronyme Haari Zal – auquel on ajoute souvent le qualificatif de Hakadoch, « le saint ». Eminent Kabaliste, fondateur de l'Ecole dite de Safed, qui influencera profondément la pensée Kabalistique juive.
  Aroukh Hachoul’hane Commentaire du Choul'hane Aroukh*, de Rabbi Yé’hiel Mikhael Halévi Epstein (1829-1908).
  Autel extérieur Il est situé près de la cour des Cohanim. C’est la qu’on faisait les aspersions de sang des sacrifices, les libations de vin et d’huile….
  Avéra Transgression d'un commandement religieux.
  Avote Dé Rabbi Natane Commentaire et développement du traité Avote'. Il figure à la fin du traité « Nézikine » du Talmud de Babylone.
  Azara Partie de la cour du Beit Hamikdach*, comprenant la cour des simples Israélites (« ‘Ezrate Israël ») et celle réservée aux Cohanim (« ‘Ezrate Hacohanim* »).
  Ba'al Chem Tov Rabbi Israël ben Eliézer, fondateur du ‘Hassidisme (1698-1780), connu aussi sous l’acronyme de BECHT. Il recommande à ses adeptes de rechercher la communication directe avec D.ieu, en soulignant l'importance de l'enthousiasme religieux et de la prière. Rabbi Na'hmane* de Breslav est l’un de ses arrière-petits-fils.
  Bain rituel ou Mikvé – Nappe d’eau stagnante, qui s’est accumulée de manière naturelle, utilisée pour purifier par immersion des personnes et des ustensiles.
  Baraïta Enseignement que Rabbi Yéhouda Hanassi*, le compilateur de la Michna, n’a pas inclus dans son recueil.Pour plus de détail voir Michna.
  Baraïtote Voir baraïta.
  Barténora Rabbi Ovadia ben Abraham di Barténora (1450 Italie -1515 Israël). Originaire de Bertinoro, dans le nord de l'Italie, il écrit un commentaire clair et précis sur la Michna qui figure dans toutes les éditions.
  Bate Kol Littéralement « la fille de la voix » : écho d’une voix céleste entendue parfois depuis la disparition de la prophétie (voir Yoma 9b).
  Beit Halévi Responsa et recueil de commentaires sur la Tora, de Rabbi Yossef Dov Soloveitchik, Lituanie, 1820-1892.
  Beit Hamikdach Le Temple, situé sur le mont Moria à Jérusalem. Le 1er Temple est construit par le roi Chélomo (Salomon) et détruit par Nabuchodonosor, l’un des célèbres rois babyloniens. Le 2ème Temple est inauguré 70 ans plus tard et détruit par les Romains en l’an 68 de l’ère vulgaire.
  Beit Yossef Commentaire des « Arba’a Tourim », de Rabbi Yossef Karo* (Espagne 1488 – Safed 1575), l’auteur du « Choul’hane ‘Aroukh* ». Sur chaque point deHalakha*, il rapporte les sources diverses et tranche entre les opinions divergentes.
  Ben Ich ‘Haï Surnom de Rabbi Yosséf ‘Hayim Ben Eliyaou, rabbin de Bagdad, né en 1833 (13 av 5593) et décédé en 1909 (13 élloul 5669). Auteur d’une centaine de livres sur la Tora, la Michna, le Talmud, la Kabala et la Halakha (sur Ora’h Hayim et Yoré D’a). Dans ses décisions rabbiniques, il prend souvent en considération l'approche kabbalistique des commandements.
  Béraïta Voir baraïta.
  Biens à l'abandon Biens dont l’ancien propriétaire s’est dessaisi et qui peuvent donc être acquis par le premier venu.
  Biens dotaux Biens que la femme apporte en dot et dont le mari a l’usufruit durant leur vie commune.
  Binyamine Dernier fils de Ya'akov. La tribu de Binyamine est restée fidèle au royaume de Juda, après le schisme.
  Birkate Hamazone Actions de grâce récitées après la consommation d’au moins 29 gr. de pain.
  Bnè Yissakhar Recueils de discours sur les fêtes de Rabbi Tsevi Elimélekh fils de Rabbi Pessa’h Chapira de Dynow, en Pologne (1783-1841), célèbre rabbin ‘hassidique, connu comme un faiseur de miracles, animé d’un grand amour pour son peuple.
  Cana’ane Fils de ‘Ham, qui est l’un des fils de Noa’h. Depuis l’époque des Patriaches jusqu’à la conquête de la Terre promise par Yéhochoua’ (Josué), Erets-Israël est appelée « terre de Cana’ane » parce que les descendants de ce dernier en ont pris possession.
  Canon biblique Ensemble des Livres inclus dans le Tanakh* par ‘Ezra et les membres de la Grande Assemblée.
  Carmélite Domaine intermédiaire entre le domaine privé et le domaine public. Selon la loi rabbinique, le Carmélite a le même statut qu’un domaine public concernant l’interdiction de transporter un objet, le Chabat, d’un domaine à un autre.
  Cérémonie du Hakel au cours de laquelle tout le peuple se réunissait au Temple, le deuxième jour de la fête de Soukote à l’issue de l’année sabbatique, pour écouter le roi qui lisait dans la Tora – et de l’obligation de se réjouir aux jours de fête.
  Cha'atnez Vêtement en laine et en lin tissés ou cousus ensemble ; la Tora (Vayikra 19,19 et Dévarim 22,11) interdit de le porter.
  Chakh Acronyme de Siftè Cohen, l’un des commentaires classiques sur le Chou’lhane ‘Aroukh de Rabbi Chabtaï ben Mèir Hacohen (1621-1662), originaire de Vilna. Rabbin à Prague, Dresin et Holleschau, il est aussi l’auteur d’un commentaire sur la Tora qui porte son nom.
  Chem Michémouel Recueil de commentaires ‘hassidiques sur la Tora et sur les fêtes de Rabbi Chémouel Bornstein (1856-1926), rabbin de Sochaczew, en Pologne.
  Cheniyote Les Sages ont interdit de s’unir à une proche parente au second degré (« Cheniyote ») – par exemple, la grand-mère paternelle ou maternelle.
  Ché'hita Abattage rituel permettant de manger un animal ou un oiseau.
  Chékhem Haut dignitaire cananéen, qui bâtit la ville portant son nom, et qui voulut épouser Dina, la fille de Ya'akov après l’avoir violée. En représailles, Chim'one et Lévi détruisirent la ville et firent périr ses habitants.
  Chékhina Présence de D.ieu dans le monde.
  Chéla Sigle désignant l’ouvrage d’inspiration kabbalistique – Chénè Lou’hote Habérite (Les Deux Tables de l’Alliance ») – de Rabbi Yécha’ya Horowitz ben Rabbi Avraham Halévi (vers 1565-1630), rabbin à Prague, en Pologne, en Allemagne et en Erets-Israël.
  Chélamim « Offrande de paix » : sacrifices offerts à titre volontaire, en signe de gratitude ou aux fêtes.
  Chélomo Né en 2912 (-848), Chélomo (Salomon) meurt à 52 ans, après quarante ans de règne qui comptent parmi les plus belles années de l'Histoire d'Israël. Les rois viennent de partout dans le monde pour écouter sa Sagesse. Il construit le premier Temple, en réalisant ainsi le rêve de son père, le roi David.
  Chémita Tous les sept ans, toute terre d’Erets-Israël doit rester en jachère et les propriétaires sont tenus de laisser les hommes et les animaux entrer librement sur leurs terres.
  Chémoné ‘ ssrè E Voir 'Amida.
  Chikh’ha Voir Péa.
  Chomrone Samarie. Nom d’une région d’Erets-Israël et d’une ville, qui fut la capitale du royaume d’Israël. Détruite par l’empereur assyrien Sargon II, elle fut reconstruite par Hérode qui l’appela Sébastè (aujourd’hui : Sébastya).
  Choul'hane 'Aroukh Condensé du « Beit Yossef ». Rédigé à l’origine pour réviser la Halakha chaque mois, le Choul'hane 'Aroukh s’est rapidement imposé comme le code fondamental de la loi juive tant pour les Séfarades, qui ont accepté ses décisions, que pour les Ashkénazes qui le suivent également, à moins d’un avis contraire du RemaRabbi Moché Isserliss (1530-1572), dont les annotations figurent dans toutes les éditions du « Choul’hane ‘Aroukh.
  Choul'hane Aroukh Harav du Rav Schneour Zalman de Liadi (1747-1813), fondateur du mouvement ‘hassidique de 'Habad. Son ouvrage comprend cinq volumes, dont quatre sur leChoul'hane 'Aroukh* de Rabbi Yossef Caro, section « Ora'h Hayim ».
  Cho’hète Personne agréée pour l'abattage rituel des animaux afin qu’ils soient permis à la consommation.
  Cohanim Pluriel de Cohen.
  Cohen Descendant en droite ligne paternelle d'Aarone, c’est lui qui est chargé du culte sacrificiel. Il ne peut épouser une divorcée et se rendre impur au contact d’un mort, sauf s’il s’agit d’un proche parent.
  Cohen Gadol « Grand Prêtre ». Chef des Cohanim, ayant certaines prérogatives mais soumis aussi à des lois plus strictes plus que les autres. Il est le seul à pouvoir pénétrer dans le « Saint des Saints », le jour de Kipour.
  Commandement négatif L’un des 365 interdits de la Tora.
  Commandement positif L’un des 248 commandements de la Tora accomplis de manière active.
  Coudée Mesure de distance, de 48 à 57,6 cm d’après les différents avis.
  David L'un des personnages les plus marquants de l'Histoire juive. Né en 2854 (-906), il règne sur Israël pendant quarante ans et meurt à l'âge de 70 ans, en 2924 (-836). Son histoire est racontée dans les deux Livres de Chémouel (Samuel) et au début du premier Livre de Mélakhim (les Rois). À la tête de son armée, il triomphe de tous ses ennemis et fait de Jérusalem la capitale de son royaume. Faisant partie des 48 prophètes d'Israël, il écrit les Téhilim (Les Psaumes) sous une inspiration sacrée.
  Da’ate Mikra Edition commentée du Tanakh, publiée en Israël à la fin du siècle dernier par le Mossad Harav Kook.
  Déguel Ma'hané phraïm E Commentaire ‘hassidique sur la Tora de Rabbi Moché ‘Hayïm Ephraïm bar Yé’hiel (mort en 1803), un petit-fils du Ba’al Chem Tov, le fondateur du ‘Hassidisme*.
  délai de viduité C’est la période pendant laquelle une personne veuve ou divorcée ne peut contracter un nouveau mariage, ceci pour lever le doute sur la paternité de l’enfant à naître. Cette notion, tirée de la Guémara*, et appliquée dans la loi Juive est reprise dans certaines lois civiles. La valeur du délai est de quelques mois et variable d’une loi à l’autre.
  Délivrance Libération messianique du peuple d'Israël.
  Dîme La 10ème partie de la récolte qui doit être prélevée par le propriétaire et donnée à un Lévi avant de manger le reste.
  Douaire Biens du mari promis, dans le contrat de mariage, à son épouse si elle lui survit.
  Drach Niveau de compréhension de la Tora permettant, grâce à l’exégèse, de percevoir des règles et des enseignements implicites dans les textes bibliques.(voir aussi Pchate*).
  Droite et gauche Dans la Kabbale, la « droite » désigne les Attributs de : Miséricorde et d’Amour, et la « gauche » ceux de la Sévérité et de la Rigueur.
  Eaux lustrales Eau vive mélangée aux cendres de la vache rousse pour purifier, par aspersion, celui qui s’était rendu impur au contact d’un mort.
  Edim Zomemim Sont appelés ainsi les témoins à charge accusés par d’autres de vouloir condamner le prévenu en lui imputant un crime qui n’a pu se dérouler en leur présence car, à l’heure dite, ils se trouvaient ailleurs, avec eux.
  Edom Nom d'un des descendants d'Essav (Esaü, le frère jumeau de Ya’akov). Le royaume d'Edom, situé au sud d'Erets Israël, a toujours été hostile aux Hébreux.
  Egla ‘Aroufa Une génisse à la nuque brisée. Lorsqu’en pleine campagne, on trouve le corps d’une personne assassinée sans que son meurtrier soit identifié, des juges du Sanhédrin viennent sur place pour établir, par mesure, quelle est la ville la plus proche. Les anciens de cette ville devront apporter une génisse, lui briser la nuque, se laver les mains et proclamer qu’ils ne sont aucunement responsables du crime.
  Erouv Procédé permettant de lever certains interdits rabbiniques, le Chabat et les fêtes.
  Erouv 'Hatsérote Pour avoir le droit de porter, le Chabat, de leur appartement à une cour commune, les propriétaires achètent ensemble de la nourriture et la mettent avant Chabat dans un local qui est propriété commune, afin d’être considérés, par cet acte symbolique, comme des membres d’une même famille.
  Erouv Té'houmine Pour avoir le droit, le Chabat, de s’éloigner de plus de deux mille coudées de la dernière maison de la ville, il faut disposer de la nourriture, avantChabat, à l’intérieur de ce périmètre. L’endroit où il aura déposé cet aliment étant considéré comme son lieu de résidence pour le Chabat, l’intéressé pourra s’avancer à partir de là dans un rayon de deux mille coudées.
  Esclave cananéen Contrairement à l'esclave juif qui est libéré à l'expiration de six ans de service ou, au plus tard, au Jubilé, l'esclave cananéen doit rester à vie chez son maître (sauf en de rares exceptions).
  Essav ou Esaü : Frère jumeau de Ya'akov (Jacob).
  Evène Haezel Commentaire sur Michné Tora de Rambam et sur la Tora de Rabbi Isser Zalman Meltzer (1870-1953), éminent talmudiste et décisionnaire, lituanie et Israël.
  Excommunication Mise au ban de la communauté juive de celui qui fait fi de certains commandements ou manque de respect aux Sages.
  Ezrate Hacohanim Cour des Cohanim' : partie du Temple réservée aux Cohanim; les non-Cohanim ne pouvaient y pénétrer que pour des rites bien précis tels que la Sémikha, l’imposition des mains sur la tête de l'animal sacrifié.
  Fêtes de pèlerinage A Pessa’h, Chavou’ote et Soukote, on devait se présenter au Temple de Jérusalem et y apporter, à cette occasion, différents sacrifices.
  Flamme sainte Expression utilisée dans le Zohar pour désigner Rabbi Chim'one Bar Yo'haï*.
  Ganav Celui qui vole en cachette. Si le vol est attesté par deux témoins, il doit payer au propriétaire le double de la valeur de l’objet.
  Gane ‘eden Jardin où Adam a été placé après sa Création. Destination des justes après leur mort.
  Gaone de Vilna Titre donné à Rabbi Eliyahou ben Chelomo Zalman (1720-1797), connu sous l'acronyme de « Hagra »; l’un des plus grands chefs spirituels du judaïsme dans les temps modernes, qui a consacré sa vie à l'étude. Il est connu aussi pour son opposition farouche au hassidisme naissant.
  Gazlane Celui qui vole au grand jour. Il doit rendre le bien volé ou sa contre-valeur au propriétaire.
  Géhenne Voir Guèhinom.
  Gog Plusieurs prophètes, dont Yéhezkzel (38,2) font allusion à « Gog, du pays de Magog » qui fera la guerre contre Israël aux temps messianiques. On ne sait pas exactement de quel roi et de quel Etat il s’agit. Malbim* y voit une allusion à une coalition des pays chrétiens et des pays musulmans, qui contesteront les droits du peuple d’Israël sur sa terre et sur Jérusalem. Après de durs combats, « Gog » sera vaincu et Israël pourra vivre en paix, tandis que toutes les autres nations reconnaîtront le D.ieu unique.
  Gomorrhe Ville corrompue, détruite par D.ieu à l'époque d'Avraham.
  Grande Assemblée « Knessète Haguédola » : Groupe de 120 Sages qui, sous la direction d’Ezra, ont œuvré pour la reconstruction spirituelle des Enfants d’Israël, après le retour d'exil de Babylonie.
  Guèhinom Destination des méchants après leur mort.
  Guète Acte de divorce, document écrit que l'homme doit remettre à sa femme s'il veut la répudier.
  Guémara Partie du Talmud*, présentant les enseignements des Amoraim et, notamment, leurs explications sur la Michna.
  Guéonim Il s’agit des autorités qui ont fixé la Halakha pendant la période (589-1038) comprise entre celle des Savoraïm, (Sages qui ont procédé à la rédaction finale du Talmud* et défini les principes permettant de définir la Halaka à partir de celui-ci) et celle des Richomim*.
  Guéoula voir Délivrance.
  Guézèra Chava « Analogie à partir de l'identité des termes » : selon ce principe de l’herméneutique talmudique, si le même mot ou la même phrase apparaissent à deux endroits différents dans la Tora, la loi énoncée dans l'un de ces passages s'applique également pour l'autre.
  Guézérote Interdits décrétés par une autorité rabbinique afin d’éviter la transgression d’un commandement de la Tora. Par exemple, lorsque Roch Hachana tombe un Chabat, ils ont interdit de sonner du Chofar de peur qu’on en vienne à le transporter dans le domaine public.
  Guide des egarés Œuvre philosophique essentielle de Maimonide* et l’un des traités fondamentaux de la pensée juive.
  Hafets ‘Haïm Titre d’un ouvrage d’éthique juive et surnom de son auteur, Rabbi Israël Mèir Hacohen (1839-1933), célèbre aussi par son commentaire sur du Ora’h ‘Hayim du Choul’hane ‘Aroukh : le Michna Beroura.
  Haftara Extrait d'un texte de Néviim* '(Prophètes) lu le Chabat après la lecture de la Tora.
  Hagu’ala Tremper en vue de leur « cachérisation » des ustensiles dont les parois ont absorbé des particules ou le goût d’un aliment interdit.
  Hala La Tora (Bamidbar 15.18 à 15.21) ordonne de prélever une portion de la pâte avant la cuisson et de la remettre à un Cohen. Aujourd’hui on prélève une quantité de pâte symbolique et on la brûle.
  Halakha Ensemble des lois, règles et prescriptions régissant la pratique de la Tora. Reliée à « HaLaKH », « Aller », « marcher », la Halakha a été définie comme « ce qui est en marche depuis les origines jusqu’à la fin » c'est à dire depuis la Révélation sur le mont Sinaï jusqu’à la fin des temps, ou comme le chemin sur lequel le peuple Juif avance (‘Aroukh).
  Halakha Lémoché Missinaï Loi transmise oralement à Moché (Moïse) au mont Sinaï et qui n’apparaît pas explicitement dans la Tora.
  Halakhote Guédolote Dans le Talmud (Makote 23b), Rabbi Chamlaï (ou Simlaï) affirme que la Tora compte 365 interdits et 248 commandements positifs, dont le détail exact fait l’objet d’une discussion entre les auteurs du moyen-âge Rabbi Chim’one Kaïra (9émé siècle) en dresse une liste dans ses Halakhote GuédoloteRambam(12éme siècle) en présente une deuxième dans son Séfer HaMitsvote, et le Séfer Ha’hinoukh (13éme siècle, anonyme) une troisième, légèrement différente. La Halakha, quant à elle, comprend les modalités et les détails de chacun de ces commandements, ainsi que les lois fixées par les Rabbins.
  Halitsa Voir Yiboum.
  Hataote Voir 'Hatate*.
  Hataote Pénimiote Sacrifices expiatoires dont le sang était aspergé dans le Saint des Saints ou sur « l’autel intérieur », placé au centre du Sanctuaire (Hèkhal) – contrairement à d’autres, dont le sang était aspergé sur l’autel extérieur, près de la cour des Cohanim.
  Hataote ‘Hitsoniote Sacrifices expiatoires dont le sang était aspergé sur l’autel extérieur, près de la cour des Cohanim – contrairement à d’autres, dont le sang était aspergé dans le Saint des Saints ou sur « l’autel intérieur », placé au centre du Sanctuaire (Hèkhal).
  Hatate « Sacrifice expiatoire » offert par un individu ou la collectivité à la suite d’une faute commise par inadvertance.
  Havdala Littéralement séparation. Prière récitée à l’issue du Chabat et des fêtes pour marquer le passage à un jour ordinaire.
  Hechvane Huitième mois du calendrier Juif (Nissane, Iyar, Sivane, Tamouz, Av, Eloul, Tichré, 'Hechvane, Kislev, Tevète, Chévate, Adar).
  Hèkhal Construction recouverte d’un toit, tout proche du Saint des Saints, le Hékhal ou Sanctuaire abritait la Ménora (le Candélabre), la table sur laquelle était placée les pains de proposition (« Choul’hane Hapanim ») et l'autel de l’encens (Mizba’h Haketorète, appelé aussi Mizba’h Hazahav, « l’autel en or »). De nos jours, construction dans une synagogue qui contient les Rouleaux de la Tora.
  Hékech « Analogie » : principe d'herméneutique selon lequel on applique la même règle à deux cas juxtaposés dans un verset ou dans des versets successifs.
  Héssed Bonté, charité, bienfait.
  Hizkouni Commentaire sur la Tora Rabbi ‘Hizkiya ben Manoa’h ‘Hizkouni, rabbin en Provence au 13e siècle.
  Hok-lé-Israël Trois grands Kabalistes – le Ari Zal* (1534-1572), son éminent disciple Rabbi 'Hayim Vital*, puis le 'Hida*, ont institué la lecture et l'étude quotidiennes de ce livre. Au programme de chaque jour, des passages de la Tora, des Néviim*, des Kétouvim*, de la Michna*, de la Guémara*, du Zohar*, des règles deHalakha* et des leçons de morale (Moussar*) – au total : 2592 extraits.
  Ibn 'ezra Abraham Ibn Ezra (1092-1167) : célèbre commentateur de la Bible, poète, grammairien et philosophe originaire d’Espagne.
  Interdiction rabbinique décidée par les Sages, en plus des interdits de la Tora.
  Iyar Deuxième mois du calendrier hébraïque.
  Jubilé Tous les sept ans, on doit observer une année sabbatique – « Chémita » ou « petit Yovel » – pendant laquelle la terre reste en jachère, tandis que les propriétaires laissent les hommes et les animaux entrer librement dans leurs champs. A la fin de la septième année sabbatique, commence le Yovel ou grand Jubilé : à ce moment-là, tous les esclaves hébreux sont libérés et les terres reviennent à leur ancien propriétaire.
  Kabala Au Mont Sinaï, Moché (Moïse) a reçu la Tora écrite et la Tora orale, qui inclut des précisions sur les Mitsvote (« commandements ») mais aussi des enseignements ésotériques, qui sont transmis de maître à élève de génération en génération. En dépit de nombreux ouvrages spécialisés, la plus grande partie de la Kabala reste encore orale et n peut être apprise que sous la direction d'un Maître.
  Kabètsa Unité de mesure utilisée dans la Halakha, correspondant au volume d'un œuf. (45 à 57,6 grammes)
  Kachèr Terme hébraïque désignant un aliment propre à la consommation, conformément aux règles alimentaires de la Tora et de la loi rabbinique.
  Kachroute Ensemble des règles alimentaires.
  Kaf Ha'hayim Livre de Halakha du Rav Ya'akov ‘Hayim Sofer (Bagdad 1870- Israël 1939).
  Kal Va'homer « déduction par à fortiori » : principe de l'herméneutique talmudique qui met en parallèle deux lois dont l'une a des aspects plus stricts que l'autre et qui déduit que la sévérité indiquée dans la loi plus indulgente s’applique à plus forte raison à la loi la plus stricte. Ou inversement que l’allègement précisé pour la loi la plus stricte est valable a fortiori pour la loi plus indulgente – même si ce n’est pas indiqué explicitement par l’Ecriture.
  Karète « Retranchement » : châtiment prévu par la Tora pour certaines transgressions (telles que la profanation de Yom Kipour); il s'agit d'une punition infligée par D.ieu et non par les hommes.
  Kav Unité de mesure équivalant à vingt-quatre œufs (= 2,16l).
  Kavanote Intentions exigées au moment de la prière ou de l’accomplissement d’une Mitsva. Pour la Kabbale, les Kavanote contribuent à une élévation de l’âme et agissent aussi sur les « Mondes supérieurs » quand on prononce certains mots ou certaines lettres.
  Kazayite Unité de mesure utilisée dans la Halakha correspondant au volume d'une olive. (30 à 50 grammes)
  Kédoucha Sainteté. Désigne aussi la louange liturgique (fondée sur trois versets : Yécha’ya 6,3, Yé’hezkel 3,12 et Téhilim 146,10) 0écitée alternativement par l’assemblée puis l’officiant lors de la répétition de la ‘Amida. On en trouve une version abrégée (sans le troisième verset) dans la première bénédiction avant le Chéma’, à l’office du matin. Dans la prière Ouva Létsione, récitée à la fin de l’office du matin des jours non fériés et au début de celui de l’après-midi du Chabat et des fêtes, on lit les deux premiers versets, plus Chémote 15,18, qui remplace celui des Téhilim, suivis de leur traduction en araméen ; cette Kédoucha est appelée Kédoucha Désidra.
  Kéhati Commentaire de la michna de Rabbi Pin’has Kéhati (1910 Pologne – 1976 Israël), écrit dans un langage clair, accessible à tous.
  Kéli Yakar Commentaire sur la Tora de Rabbi Chélomo Ephraïm de Luntschitz (1550-1619), devenu Rabbin de Prague en 1604.
  Kétouba Acte de mariage indiquant notamment le montant de la dot apportée par l'épouse et le montant des indemnités qui devra lui être versée en cas de divorce ou de décès du mari. Ce document contient également les obligations de ce dernier envers son épouse.
  Kétouvim « Les Ecrits » – appelés en français Hagiographes, de deux mots grecs signifiant « Écrits saints » – constituent la troisième et dernière partie duTanakh. Ils incluent 1) Les Livres de la Sagesse – Iyov (Job) et Michlè (Proverbes), ainsi que les Téhilim (Psaumes). 2) Les cinq Rouleaux (Méguilote) : Ruth, Chir Hachirim (Cantique des cantiques), Éikha (Lamentations), Kohélète (Ecclésiaste) et Esther..3) Les livres historiques: ‘Ezra et Né’hémya,Daniel et les Chroniques.
  Kidouch « Sanctification » : bénédiction récitée sur une coupe de vin au début du Chabat et des jours de fête pour proclamer leur caractère sacré.
  Kidouchine « Consécrations », engagements matrimoniaux : acte par lequel une femme acquiert le statut de femme mariée. Cependant la cohabitation avec son mari n'est possible qu’aprés la célébration des noces (Nissouine). De nos jours, la cérémonie du mariage inclut les Kidouchine puis les Nissouine. Par ailleurs ,le traité de Michna Kidouchine - ''Mariages" définit les conditions d'établissement de liens matrimoniaux, et précise les mariages interdits pour cause de mésalliance. Il inclut également la législation de l'esclave hébreu et les préceptes qui concernent spécifiquement l'homme et la femme.
  Kilaïm Différents sortes de mélanges interdits par la Tora (ensemencement de graines hétérogènes, croisements d'animaux, vêtement de laine et de lin tissés ou cousus ensemble). Par ailleurs, Le traité de Michna Kilaïm - ''Mélanges' porte sue les interdictions de greffer des végétaux d'espèces différentes, de planter ensemble sur un même terrain plusieurs variétés végétales, d'ensemencer des plans comestibles dans un vignoble, de porter des vêtements de lin et de laine mélangés, d'accoupler et d'atteler côte à côte des animaux d'espèces différentes
  Kitsour Choul’hane ‘Aroukh Abrégé du Choul’hane ‘Aroukh, de Rav Chélomo Gansfried (1802-1886), rabbin en Hongrie.
  Knéssète Haguédola voir Grande Assemblée.
  Kodachim Kalim Des sacrifices de moindre sainteté – comme la dîme des animaux et le sacrifice pascal. Ils peuvent être égorgés n’importe où dans la cour du Temple et consommés hors de l’enceinte du Temple – mais à l’intérieur des murailles de Jérusalem.
  Kodchè Kodachim Les sacrifices « éminemment saints », à savoir les holocaustes (‘Ola), les sacrifices expiatoires (‘Hatate), les offrandes de culpabilité (Acham) et les offrandes de paix collectives (Chalmè Tsibour) ; ils sont soumis à des règles plus strictes que les autres sacrifices.
  Kodèch Kodachim Le Saint des Saints' : partie la plus sacrée du Temple; seul le grand-prêtre pouvait y entrer une fois par an : le jour de Kippour; au premier Temple, leSaint des Saints abritait l'Arche de l'Alliance surmontée de deux chérubins.
  Kol Hatora Voir La Voix de la Tora.
  L'Alliance entre les Morceaux Alliance entre D.ieu et Abraham qui reçut alors la promesse que sa descendance hériterait de la terre de Cana’ane (Erets-Israël).
  L'Ecole de Chamaï Tanaïm qui étaient des disciples de Chamaï.
  L'Ecole de Hillel Tanaïm qui étaient disciples de Hillel. La Halakha retient leur avis.
  La Voix de la Tora Commentaire en français des cinq livres de la Tora, écrit par le rabbin Elie Munk, rabbin de la Communauté de la Stricte Observance, à Paris, avant et après la seconde guerre mondiale.
  La Voix de la Tora Commentaire en français des cinq livres de la Tora, écrit par le rabbin Elie Munk, rabbin de la Communauté de la Stricte Observance, à Paris, avant et après la seconde guerre mondiale.
  Lavane Oncle de Ya’akov (Jacob), devenu aussi son beau-père en lui accordant la main de ses deux filles : Léa et Ra’hel (Rachel).
  Le Ari Voir Ari Zal*.
  Le Kuzari Livre de pensée juive écrit par Rabbi Yéhouda Halévi (1085 Tolède, 1145 Israël), sous la forme d’une discussion du roi des Khazars avec un philosophe, puis avec des représentants de l’islam et du christianisme, mais aussi et surtout avec un « ‘haver », un sage juif qui lui enseigne les bases du judaïsme et réussit à le convertir à cette religion. L'auteur critique les tendances trop rationalistes du judaïsme espagnol et insiste sur l'élection d'Israël ainsi que sur les particularités de la Terre Sainte.
  Le Rabbi de Loubavitch Septième leader du mouvement Loubavitch (ou Habad), de 1950 à 1994, connu pour les efforts inlassables entrepris afin de renforcer la connaissance et la pratique de la Tora au sein des communautés juives du monde entier. Ses discours ont été publiés en plusieurs volumes, appelés Likoutè Si’hote.
  Le Rif Rabbi Yits’hak Alfassi, (Fez 1013 – Espagne 1103). Pour faciliter l’étude du Talmud et de la Halakha, il rédige un résumé des passages halakhiques duTalmud – « Hilkhote HaRif » – pour en tirer les lois restées en vigueur après la destruction du Temple. Ce résumé, qui suit l’ordre des traités talmudiques, fera l’objet de nombreux commentaires aux générations suivantes.
  Le Tour Nom donné à Rabbi Ya'akov ben Achér (1270 Allemagne, 1340 Toléde), le fils du Roch et l’auteur du 'Arba'a Tourim (« Les Quatre Rangées »), à partir duquel Rabbi Yossef Caro rédigera un commentaire – le Beit Yossef – puis le 'Choulhane ‘Aroukh'.
  Les quatre mondes ou quatre étapes dans le processus de la Création, suivant le schéma décrit par la Kabale : le monde de l’Emanation (Atsiloute), associée à la Sagesse (‘Hokhma), le monde de la Création (Béria), associée à l’Intelligence (Bina), le monde de la Formation (Yétsira), associée à la Splendeur (Tiférète) et enfin le monde de l’Action (‘Assiya), associée à la Royauté (Malkhoute).
  Lékete Voir Péa.
  Lévirat Voir Yiboum.
  Log Unité de mesure de volume utilisé dans le Talmud et qui équivaut à six « œufs » (Bètsa).
  Loi crite E Désigne le contenu des cinq livres de la Tora.
  Loi Orale Code de loi du judaïsme formulé par la littérature rabbinique et basé sur l'interprétation de la loi écrite.
  Lois noa’hides Selon nos Sages, Adam reçut un commandement positif – instaurer des tribunaux – et six interdits : le blasphème (qui inclut le faux témoignage), l'idolâtrie, les unions illicites, le meurtre, le vol et la consommation d’une partie d'un animal vivant. Puisque tous les descendants d’Adam furent anéantis au moment du déluge à part Noa’h et sa famille, les commandements prescrits au premier homme furent appelés désormais : « lois des fils de Noa’h » (ou « lois noa’hides ») puisque l’humanité tout entière est issue de Noa’h et de ses enfants.
  L’Œuvre de la Merkava Voir Ma'assé Mérkava.
  Ma'assèr l’agriculteur qui a moissonné son champ doit donner la Térouma (entre 1/40ème et 1/60 ème de sa récolte) à un Cohen, et un dixième du reste de sa récolte (Ma’asser Richone) à un Lévi. En outre, pendant la 1ère la 2ème, la 4ème et la 5ème année du cycle sabbatique, il doit réserver un dixième du reste de sa récolte pour la seconde dîme (Ma’assèr Chèni), qui sera consommée à Jérusalem. On peut aussi la racheter contre une somme équivalente (plus un cinquième) qui, le moment venu, sera dépensée en nourriture à Jérusalem. La troisième et la sixième année du cycle sabbatique, la dîmeprélevée après le Ma’asser Richone est distribuée aux pauvres (Ma’asser ‘Ani*).
  Ma'assèr 'Ani Voir Ma'assèr.
  Ma'assé Bérèchite Pour les Kabalistes ce terme désigne l'étude des six premiers jours de la création. Cette étude avec le Ma'assé Mérkava (l'œuvre du char) a pour objet d'approcher les secrets de la Tora et la manifestation de la divinité telle qu'elle se révéla aux prophètes 'Hezekiel et Yécha'ya.
  Ma'assé Mérkava voir Ma'assé Bérèchite.
  Maamar En vertu de la loi du lévirat (« Yiboum »), un homme est tenu d’épouser la veuve de son frère mort sans enfant (Dévarim 25,5). Le beau-frère doit s’unir à la veuve pour en faire son épouse à part entière. Néanmoins, les Sages ont demandé qu’il contracte d’abord avec elle des engagements matrimoniaux (en lui remettant de l’argent ou un contrat en ce sens), comme pour chaque mariage juif. Ces engagements matrimoniaux avec la belle-sœur sont appelés « Maamar ».
  Machia'h « Oint »; Messie : le Roi Messie, descendant du roi David, apparaîtra à la fin des temps (l'époque messianique) pour rétablir le trône de David en Israël, rassembler les exilés sur la terre d'Israël, faire régner la paix dans le monde entier et amener l'humanité à la foi monothéiste.
  Maharal Voir Maharal de Prague.
  Maharal de Prague Yéhouda Loew ben Bétsalel de Prague (1520-1609), autorité rabbinique, penseur de très grande réputation; parmi ses principaux ouvrages : Tiférete Israël (sur la perfection de la Tora), Be'er Hagola (sur le Talmud), Nétsa’h Israël (sur l'ère messianique), Guévourote Hachem (sur la sortie d'Egypte),,,,
  Maharcha Rabbi Chémouel Eli’ézer ben Yehouda Halévi Edels (1555-1631), talmudiste éminent, ses commentaires sont imprimés dans la plupart des éditions duTalmud.
  Mahari Kéra Rabbi Yossef Kara (Troyes et Worms, 11e siècle), auteur d’un commentaire sur la Tora,
  Maïmonide voir Rambam.
  Malbim Meïr Leib ben Yehiel Mikhaël (1809-1879), connu pour son commentaire de la Bible, dans lequel il attache une grande importance à la signification littérale (« Pchate »*) du texte biblique.
  Mamzèr Enfant né d'une relation adultère ou entre proches parents dont l'union est interdite sous peine de mort ou de Karète.
  Matenote Cohanim Vingt-quatre « dons » que les Cohanim doivent recevoir du reste du peuple, sur ordre de la Tora.
  Matenote ‘Aniyim Parties de la récolte que la Tora demande de donner aux pauvres.
  Ma’assèr Chéni Voir Ma'assèr
  Ma’yana chel Tora Compilation de commentaires de Rabbi Zouche Alexander Fridman, Pologne, 1897-1943.
  Metsora’ Celui qui est atteint d’une affection lépreuse, suivant le diagnostic du Cohen qui l’a examiné. Mis en quarantaine, il doit se laisser pousser les cheveux et déchirer ses vêtements. Pour se purifier après sa guérison, il doit se raser les parties pileuses et visibles de sa personne puis apporter une offrande de purification.
  Mè’am Lo’ez Commentaire de la Tora, rédigé en ladino par Rabbi Yaacov Kuli (1689, Jérusalem-1732, Istanbul), qui connaît, dès sa parution, un immense succès dans le monde séfarade.
  Mè’eyne Chaloche Abrégé des trois bénédictions de la « Birkate Hamazone*», récité après avoir consommé l’un des sept produits dont Erets-Israël a été gratifiée – blé, orge, raisin, figue, grenade, olive et datte – à l’exception du pain.
  Méchekh ‘Hokhma Commentaire sur la Tora de Rabbi Mèir Sim’ha de Dvinsk, en Russie (1843-1926à, l’un des chefs spirituels de tout premier plan au début du siècle dernier.
  Mékor 'Hayim Œuvre de Rabbi ‘Hayim David Halévi (1924-1998), ancien grand rabbin séfarade de Tel Aviv, qui donne la signification profonde de chaque Halakha.
  Mélakha Ché-èna Tserikha Légoufah « Un travail qui n’est pas utile en soi », mais pour un autre objectif – par exemple, celui qui creuse un trou dans le sable parce qu’il est intéressé par le sable mais pas par le trou en lui-même. Selon certaines Sages et plusieurs décisionnaires, ce travail est interdit d’après la Tora mais selon le Choul’hane ‘Aroukh il est défendu seulement par la loi rabbinique.
  Mélika Les tourterelles et les jeunes pigeons offerts au Temple n’étaient pas égorgés comme les autres animaux apportés en sacrifice. Un Cohen devait les tuer par « Mélika », en perçant avec un ongle la nuque et la colonne vertébrale de l’animal jusqu’à ce qu’il atteigne la trachée-artère et l’œsophage.
  Ména’hote Oblations de farine.
  Méssilate Yécharim « Le sentier de la Rectitude » de Rabbi Moché Hayim Luzzato (1707-17147), l’un des ouvrages classiques du Moussar* (l’éthique juive).
  Métsoudote Commentaire classique de la Bible divisé en deux parties – Métsoudate David et Métsoudate Tsione – écrit par Rabbi David Altschuler, rabbin galicien du 18e siècle.
  Mézouza Petit rouleau de parchemin contenant les deux premiers paragraphes du « Chéma’ » et fixé sur les montants des portes des habitations juives.
  Michkane Tabernacle : sanctuaire sous forme de tente transportable, construite par Moïse suivant les ordres de D.ieu et qui accompagna les Enfants d'Israël pendant leur traversée du désert, après la sortie d'Egypte
  Michna Les différents malheurs qui se sont abattus sur le peuple Juif, au premier et au deuxième siècle, ont créé un climat qui n’était plus propice à l'étude de laTora et la qualité de sa transmission commençait petit à petit à devenir un problème préoccupant. Rabbi Yéhouda Hanassi, considérant que l’existence même de la Loi Orale était en jeu, décida de compiler ce qui était nécessaire pour que celle-ci ne tombe pas dans l’oubli. C’est ainsi qu’une petite partie seulement fut mise par écrit de manière à servir de support à toute cette masse que constitue la Loi Orale. Le travail fut achevé avant son décès en l'année 219, (Voir Lettre de Rav Shérira Gaone). Un certain nombre de textes ont été compilés par les Tanaïm. Ceux que Rabbi Yéhouda Hanassi n’a pas retenu pour faire partie de La Michna ont été nommés BaraÏtote*.
  Michna Béroura Ouvrage de Halakha (partie Ora’h Hayim seulement) faisant autorité dans les communautés ashkénazes, écrit par le ‘Hafets ‘Hayim, Rav Israël Méir Hacohen (1838-1933).
  Michnayote Voir Michna
  Michné Tora (« Seconde Tora ») ou « Yad Ha’hazaka » (« La Main forte ») : Code de la loi juive rédigé par Maïmonide*, divisé en quatorze « livres ».
  Midéorayta Une distinction est établie entre les lois « Midéorayta », provenant de la Tora, et les lois rabbiniques. La classification de chaque loi dans telle ou telle catégorie n’est pas toujours simple, et a donné lieu à de nombreuses discussions entre nos maîtres (notamment entre Maimonide et Nahmanide).
  Midrach Recueil de commentaires sur la Tora des Sages du Talmud et de leurs successeurs immédiats. On distingue le « Midrach Halakha », qui déduit des versets le détail des Halakhote, et le « Midrach Agada » qui, sous forme de récits et d'allégories, présente la doctrine philosophique et morale du judaïsme.
  Midrach Kohélète Midrach Raba* sur le Livre de Kohélète.
  Midrach Raba le « Grand Midrach » : Recueil de midrachim allégoriques sur la Tora et sur les cinq « Rouleaux » (Méguilote), imprimé pour la première fois à Constantinople en 1512.
  Midrach Tan’houma Recueil de midrachim allégoriques, dont un grand nombre ont été enseignés par Rabbi Tan’houma bar Aba, un amora* d’Erets-Israël. Imprimé pour la première fois à Constantinople en 1522.
  Mikvé Bassin contenant l'eau pour le bain rituel, valable seulement dans des conditions bien précises..
  Minhag Coutumes et usages de certaines communautés ou de l’ensemble du peuple juif ; ils ont force de loi.
  Minyane Assemblée de dix hommes de treize ans ou plus.
  Min’ha Prière de l'après-midi. Ce mot désigne aussi une offrande de farine.
  Min’ha Guédola Période de trois heures (solaires) qui suit la première demi-heure de l'après-midi.
  Min’ha Kétana Seconde partie de l’après-midi, à partir de trois heures et demie (solaires) jusqu'au coucher du soleil.
  Mitsva Commandement religieux. Voir Commandement positif et Commandement négatif.
  Mitsvote Voir Mitsva.
  Monde de l' manation : Le plus élevé des quatre mondes spirituels à travers lesquels la force créatrice, issue de l’essence divine, parvient jusqu’au monde physique.
  Mont Moria Lieu où Avraham ligota Yits’hak, son fils, sur un autel en vue de l’offrir en holocauste – car il avait compris que telle était la volonté de D.ieu. C’est aussi l’endroit choisi par le Saint béni soit-Il comme emplacement du Temple.
  Mouktsé interdiction rabbinique de déplacer des objets n'ayant pas d'utilité pendant le Chabat, tels que des outils, des pierres, etc.
  Moussar « L’éthique Juive » ou « Morale Juive »: Les sources premières fondamentales du Moussar se trouvent dans la Tora et se manifestent par : - Des récits historiques qui montrent par exemple des valeurs morales à suivre, telles que la gratitude, l’hospitalité, la justice, la modération, l’humilité, l’aide aux pauvres et aux opprimés, ….. - Des lois qui portent sur les relations avec autrui (respect envers les parents, relations entre riches et pauvres, entre patrons et employés, lois sur la « Tsédaka », lois sur les prêts, …) - Des principes fondateurs généraux : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même’, ‘tu poursuivras la justice’,….)
  Na'hmanide voir Rambane.
  Nadav et Avihou Deux premiers fils d’Aarone, qui furent brûlés vifs par un feu descendu du ciel pour avoir apporté « un feu étranger » (voir Vayikra 10,1-2).
  Nakh Acronyme de Néviim-Kétouvim, les deux dernières parties de la Bible – à part la Tora.
  Nazir Celui qui fait le vœu de devenir Nazir ne doit pas boire de vin, se couper les cheveux et se rendre impur au contact d’un mort (voir Bamidbar 6,1-21). Par ailleurs le traité de Michna Nazir - "Naziréen" concerne les lois du naziréen, ses interdictions spécifiques et les offrandes qu'il doit présenter au Temple.
  Na’houm Ich Gam Zou Le maître de Rabbi ‘Akiva. Il est surnommé ainsi, parce qu’il disait en toutes circonstances : « Gam Zou Létova, « Ceci aussi est pour le bien ».
  Néoménie en hébreu : Roch ‘Hodech. Début d'un nouveau mois dans le calendrier hébraïque, suite à l'apparition de la nouvelle lune.
  Névèla Carcasse d'un animal mort sans abattage rituel.
  Néviim La deuxième partie du Tanakh, s’appelle Néviim (Les Prophètes). Elle couvre plus de neuf cent ans de prophéties, consignées fidèlement dans les vingt et un livres des Prophètes – depuis l’époque de Yéhochoua’ (Josué) jusqu’au début du deuxième Temple. Voir introduction au 'Hok-Lé-Israël.
  Nida Etat d’impureté rituelle d’une femme suite à un flux menstruel.
  Nikhssè MéLog bien dont le mari a l’usufruit sans assumer la moindre responsabilité en cas de dépréciation du capital,
  Nikhssè Tsone Barzel (littéralement : « le cheptel de fer »), les biens inaliénables ; en cas de rupture, le mari doit payer à la femme leur contre-valeur, inscrite dans laKétouba*.
  Nissouine Il s'agit de la célébration des noces, après les « Kidouchine » (« consécration »), rendant l’intéressée interdite à tout homme sans qu’elle soit permise encore à son mari. Lors des Nissouine, ce dernier lui remet le « contrat de mariage » (Kétouba*) et l’on récite les « sept bénédictions » ; ensuite, les époux peuvent cohabiter.
  Ola Holocauste : offrande totalement brûlée sur l'autel. L'holocauste peut être apporté par un particulier (tel que le Nazir, l’accouchée, le lépreux, le converti) ou par la collectivité – comme le « sacrifice permanent » (Tamid), pour accompagner l’offrande de l’Omer*, pour expier le péché d'idolâtrie ou pour que l'autel ne reste pas inactif.
  Olelote Voir Péa.
  Oneg Chabat « Les délices du Chabat » par de bons repas et des réunions conviviales.
  Onène Personne en deuil avant les funérailles. Elle est dispensée de tous les commandements positifs. A l’époque du Temple, un Onène n’était autorisé à consommer ni la seconde dîme, ni les prémices ni la chair des sacrifices. S’il était un Cohen, il ne pouvait participer au Service dans le Temple ; cette dernière restriction ne s’appliquait pas au grand prêtre.
  Onkéloss Membre de la famille de l'Empereur Hadrien. Il se convertit au judaïsme et devient un élève de Rabbi 'Akiva. Il est l'auteur d’une traduction araméenne de la Tora qui porte son nom.
  Or Ha’Hayim « La Lumière de la Vie », célèbre commentaire du Rabbi ‘Hayim Benattar, né en 1696 à Salé au Maroc et décédé à Jérusalem le 16 Tamouz 1743.
  Otsar Ha’Hayim Compilation de commentaires sur la Tora, composée en Israël au siècle dernier, par Rav ‘Hayim Ya’akov Zuckerman.
  Paracha Section de la Tora lue le Chabat ou un jour de fête.
  Pchate Il Existe quatre niveaux de compréhension des textes sacrés : le sens littéral (le Pchate*), l’allusion (Rémez*), le sens interprétatif (Drach*) et les secrets de la Tora (Sod*).
  Pèote Voir Péa.
  Péa 1) L’agriculteur doit respecter certaines obligations envers les pauvres à savoir : leur réserver un coin de champ non moissonné (Pèa*), leur laisser les gerbes tombées çà et là pendant la moisson (Lékete*) ou celles qui ont été oubliées (Chikh’ha*), les grappes de raisin tombées au moment des vendanges (Pérète*) et celles qui sont incomplètement formées (‘Olelote*). 2) La Tora (Vayikra 19,27) interdit aux hommes de se raser avec une lame les cheveux qui poussent sur les tempes, ainsi que l’un des cinq « coins » de la barbe.
  Pérète Voir Péa.
  Pérouch La'am Edition annotée du Michné Tora de Rambam, publiée en Israël au siècle dernier par le Mossad Harav Kook.
  Pérouta La plus petite unité de monnaie utilisée à l’époque talmudique.
  Pigoul Un sacrifice disqualifié parce que le Cohen a effectué l’un des rites avec l’intention de contrevenir à l’une des règles en dépassant le temps imparti pour l’aspersion du sang, la combustion ou la consommation de l’offrande.
  Pirkè Avote « Maximes des pères » : traité de la Michna inclus dans la section Nezikine (les Dommages) et contenant les leçons de morales énoncées par les Tanaïm.
  Possek Erudit qui statue sur un point de Halakha et dont les décisions font autorité.
  Prémices A l’époque du Temple, l’agriculteur devait prélever les prémices (au moins un soixantième, en vertu d’une ordonnance rabbinique) des sept produits dont Erets-Israël est gratifiée : blé, orge, raisins, figues, dattes, olives et grenades et les apporter au Temple entre Chavou’ote et Soukote ; au besoin, ce délai était prolongé jusqu’à ‘Hanouca. Les prémices étaient placées devant l’autel et consommées par un Cohen après que le propriétaire avait rendu grâce à D.ieu.
  Présence (La) ou Chékhina : La manifestation de la Présence divine sur terre.
  Prière des dix-huit bénédictions voir 'Amida.
  Pureté familiale Obligations et restrictions imposées au couple pendant la période d’impureté mensuelle.
  R. Bahya Ibn Pakouda Rabbin espagnol du 11e siècle, auteur d’un ouvrage classique de théologie juive : ‘Hovot Halévavote (« Le Devoir des Cœurs »).
  Rabbénou 'Hananel (965-1055), le maître du Rif*, à Kérouan (Tunisie) ; auteur d’un commentaire sur le Talmud.
  Rabbi 'Akiva L’un des plus éminents Tanaïm, au deuxième siècle de l’ère vulgaire. C’est grâce à lui que la loi orale put être transmise aux générations suivantes par l’intermédiaire de ces cinq derniers disciples, après la mort des vingt-quatre mille autres élèves. C’est l’un des martyrs de la foi.
  Rabbi 'Hayim Vital (1542 Safed - 1620 Damas) : Elève du Ari, Rabbi Yits’hak Louria, il met par écrit les enseignements de son maître. Parmi ses ouvrages les plus importants: « ‘Ets Hayim » (« L’Arbre de Vie »), et « Ets Hada’ate » (L’Arbre de la Connaissance ») portant, notamment, sur les intentions (Kavanote) dans la prière et l’accomplissement des Mitsvote, le sens des commandements et la réparation des fautes.
  Rabbi Chélomo Alkabets Né à Salonique en 1505, mort à Safed en 1584; Kabaliste et poète mystique, auteur du « Lékha Dodi » et maître de R. Moché Cordovéro
  Rabbi Chim’one Bar Yohaï L’un des cinq éminents disciples de Rabbi Akiva, souvent cité dans le Talmud. Il est reconnu par la Tradition comme l’auteur du Zohar, l’œuvre maîtresse de la mystique juive..
  Rabbi Chim’one Kaïra Voir Halakhote Guédolote.
  Rabbi Chmouel Halévi dels E Voir Maharcha.
  Rabbi Mèir Eminent disciple de Rabbi Akiva, souvent cité dans le Talmud.
  Rabbi Mèir Chapiro de Lublin A institué, en 1928, le 'Daf Yomi', l’étude de la même page du Talmud, suivant un programme quotidien, par tous les étudiants à travers le monde juif ; de la sorte, l'ensemble du Talmud Bavli est parcouru en sept ans.
  Rabbi Moche Haïm Luzzato Voir Ram'hal.
  Rabbi Moché Ben Maïmone voir Rambam.
  Rabbi Moché Isserliss Voir Rama
  Rabbi Na’hmane de Breslav, 1772-1811. Arrière-petit-fils du fondateur du ‘Hassidisme, Rabbi Israël ben Eli’ézer (le « Ba’al Chem Tov » ou Becht), il est le maître à penser d’un groupe de ‘hassidim mettant l’accent sur la méditation solitaire et le dialogue avec D.ieu.
  Rabbi Yéhouda Hanassi Considérant que l’existence même de la Loi Orale est en danger en raison des persécutions et des malheurs subis par le peuple juif, ce Tana décide – en dépit de l’interdiction de la mettre par écrit (voir Guitine 60b) – d’en résumer l’essentiel dans la Michna afin qu’elle ne tombe pas dans l’oubli. Il parvient à mener à bien ce projet avant son décès, en l'an 219 de l’ère vulgaire.
  Rabbi Yichma'el l’un des plus éminents Tanaim, contemporain de Ravi 'Akiva. Il est, comme ce dernier, l’un des dix grands martyrs de la foi au temps des Romains. Il est l’auteur de treize règles de l’herméneutique talmudique, qui portent son nom.
  Rabbi Yits'hak Barukh Kabaliste
  Rabbi Yits'hak Louria voir Ari zal*.
  Rabbi Yossef Karo (Espagne 1488 – Safed 1575). Auteur de deux œuvres majeures le « Beit Yossef *», et le « Choul’hane ‘Aroukh* ».
  Rabbi Yo’hanane L’un des plus célèbres Amoraïm d’Erets-Israël. Malgré ses nombreux malheurs, il continue à étudier et à enseigner la Tora jusqu’à la disparition traumatisante de son compagnon d’étude, Rech Lakich, qui lui fait perdre la raison.
  Rabbi Yo’hanane Ben Zakaï Disciple de Hillel, il réussit à sortir de Jérusalem avant que la ville tombe aux mains des Romains. Par la suite, il réorganise la vie juive à Yavné, où leSanhédrin a été transféré à son initiative. Suivant le témoignage du TalmudRabbi Yo’hanane Ben Zakaï connaissait Massé Mérkava* » (la vision du char divin) et Ma’assé Bérèchite, les secrets de l’œuvre de la Création.
  Rabénou Bé'hayé Cet éminent disciple du Rachba est rendu célèbre par son commentaire sur la Tora, écrit en 1291; il meurt à Saragosse (Espagne) en 1340
  Rabénou Guerchom Surnommé « Méor Hagola », la Lumière de l’Exil (né à Metz en 960, mort à Mayence en 1040), important décisionnaire et fondateur des études talmudiques en France et en Allemagne. Au cours d’une assemblée rabbinique réunie en l’an 1000, il prend d’importantes décisions, dont certaines sont encore valables aujourd’hui – notamment, l’interdiction de la polygamie, la nécessité de l’accord des deux conjoints pour le divorce et la défense d’ouvrir une lettre destinée à quelqu’un d’autre.
  Rabénou Yona Rabbi Yona ben Abraham Gérondi (de Gérone, en Espagne, 13ème siècle), auteur d’un commentaire sur le Talmud et d’un livre d'éthique : « Cha'aré Téchouva » (« les Portes du Repentir »).
  Rachi Rabbi Chelomo Yitshaki (1040-1105): né à Troyes, en Champagne, où il passe la plus grande partie de sa vie ; c’est le plus célèbre des exégètes bibliques et talmudiques.
  Radak Rabbi David Kim’hi (1160-1235): exégète biblique et grammairien, qui a vécu en Provence.
  Ralbag Acronyme de Rabbi Lévi ben Gershon ou Gersonide (1288 Bagnols-sur-Cèze - 1344), l’un des plus importants commentateurs bibliques de son temps. Il est aussi mathématicien, astronome, philosophe et médecin. Souvent considéré comme le plus grand philosophe juif après Maïmonide.
  Ram'hal Acronyme de Rabbi Hayim Moché Luzzato (Padoue 1707- Akko1747) : philosophe et Kabbaliste, auteur de livres de Moussar* et de pensée juive, notamment : Derekh Hashem (« La voie de D.ieu ») et Messilate Yécharim, (« Le Sentier de la Rectitude »).
  Rambam Rabbi Moché ben Maïmone, Maimonide, (Espagne 1138 - Egypte 1205). Il commence son œuvre de Halakha par le « Séfér HaMitsvote », dans lequel il énumère et explique les 613 commandements de la Tora. Il rédige ensuite le « Michné Tora », divisé en 14 « livres » incluant toutes les lois évoquées dans le Talmud, afin que chaque Juif puisse les apprendre et les appliquer.
  Rambane Acronyme de Rabbi Moché ben Na’hmane (mort en 1270), célèbre exégète et kabbaliste ayant vécu en Espagne puis en Erets-Israël. ; auteur de commentaires sur la Tora et sur le Talmud.
  Rav 'Hayim David Halévi Voir Mékor 'Hayim.
  Rav 'Hayim de Volojine Disciple du Gaone de Vilna (1749-1821), fondateur de la Yéshiva de Volojine, en Lituanie, dans laquelle il a appliqué les méthodes d'étude de son maître.
  Rav 'Hida Rabbi Hayim David Azoulay, né à Jérusalem en 1724 et mort à Livourne en 1806. On lui attribue la rédaction de 23 ouvrages bibliographiques, halakhiques, exégétiques…
  Rav Avraham Yits’hak Kook Talmudiste et penseur (1865-1935). Né en Lettonie, il s’installe en Palestine en 1904 et devient, en 1921, le premier grand rabbin ashkénaze du nouveau foyer juif. Il fonde la Yéchiva 'Merkaz Harav', favorable au sionisme, et établit les bases du sionisme religieux
  Rav Chélomo Ganzfried Voir Kitsour Choul’hane ‘Aroukh.
  Rav Israël Méir Hacohen Voir Michna Béroura.
  Rav Israël Salanter Rav Israël Lipkine de Salant, né en Lituanie en 1810, décédé à Königsberg en 1883. Fondateur de l’école du Moussar*, qui insiste sur l’importance dee l’élévation spirituelle de l’homme par un constant et profond travail de réflexion sur soi.
  Rav Moché Cordovéro Grand kabbaliste du 16ème siècle à Safed,
  Rav Yaakov 'Hayim Sofer (Bagdad 1870- Israël 1939), auteur du Kar Ha’hayim* :
  Rav Yéhiel Mikhal Halévi pstein E Voir ‘Aroukh Hachoul’hane.
  Rav Yitsh’ak Yossef Voir Yalkout Yossef.
  Rav Yits’hak Blazer Eminent disciple de Rav Israël Salanter, le fondateur de l’école du Moussar. Rabbin à Saint-Pétersbourg et à Jérusalem. Décédé en 1907.
  Rav Yossef Dov Soloveitchik (Pologne 1903 – USA 1993), rabbin et l’un des grands penseurs juifs de sa génération.
  Rav ‘Hayim Schmulévitz Eminent talmudiste, directeur de la Yéshiva de Mir, à Jérusalem, au milieu du siècle dernier. Ses discours sur la Paracha ont été rassemblés dans les Likoutè Si’hote.
  Rema Rabbi Moché Isserliss, 1530-1572) a ajouté au Choul’hane ‘Aroukh*, le code fondamental de la loi juive, l’avis des décisionnaires ashkénazes.
  Responsa Réponses écrites sur des questions de Halakha. De la période des Guéonim, retenons celles du Rav Chérira Gaone et du Rav Haï Gaone; Au moyen-âge, elles proviennent principalement de Rachi, Rabbènou Tam en France, du Rachba, du Roch et du Rambane en Espagne, et du Rav de Rothenburg en Allemagne. Puis celles du Réma, de Rabbi Y. Caro, de Rabbi 'Akiva Eiger et du 'Hakham Sofer et au 20ième siècle, celles du Rav Kook, de Rabbi Moché Feinstein, Rav 'Ovadia Yossef....etc.
  Responsas Voir responsa
  Retranchement (peine de ) : Voir Karète.
  Régle Halakhique Prescription religieuse ayant force de loi.
  régle Halakhique Prescription religieuse ayant force de loi.
  Régles alimentaires Prescriptions et interdictions liées à la nourriture.
  Rémez Il Existe quatre niveaux de compréhension de la Tora : le sens littéral (Pchate*), l’allusion (Rémez*), le sens interprétatif (Drach*) et les secrets de laTora (le Sod*) .Au delà du Pchate, il faut percevoir dans l’Ecriture des allusions, qui ne contredisent pas le sens littéral et qui donnent au texte une tout autre dimension.
  Réouvène Fils aîné de Ya’akov
  Révi'ite Unité de mesure des liquides utilisée dans la Tora et le Talmud
  Richonim « Les Premiers » : désigne les commentateurs du Talmud et les décisionnaires qui ont vécu entre la fin de la période des Guéonim et la rédaction du Choul'hane Aroukh par R. Yossef Karo.
  Roch Le Roch : Rabbènou Asher, (Allemagne 1250 – Espagne 1327). Dans son commentaire halakhique sur les différents traités du Talmud, il rapporte les Hilkhote HaRif mais aussi les opinions des rabbins ashkénazes, dont Rachi et ses disciples, les Tossafote.
  Sacrifice expiatoire Voir 'Hatate.
  Saint des Saints La partie la plus sainte du Temple qui, à l’époque du premier Temple, abritait l’Arche sainte contenant les Tables de la loi. Personne n’avait le droit d’y entrer, à part le grand prêtre, à Yom Kipour.
  Sanhédrin Haute cour de justice comptant 71 Sages. Toute décision entérinée par un Sanhédrin a force de loi.
  Sefate mete E de Rabbi Zalman Sorotski.
  Séa Unité de mesure d'un solide, égale à 1/30 de « Kor » ou 144 œufs (Bètsa)
  Séfer Hamitsvote Ce nom existe pour plusieurs ouvrages. On se limitera ici à celui du Rambam : Il répertorie les 613 commandements et les organise en 248 positifs et 365 négatifs. Pour Rambam, ce travail préalable était indispensable à la rédaction de son Michné Tora.
  Séfer Hayétssira « Le Livre de la Création ». Ouvrage kabbalistique qui, comme son nom l’indique, révèle les secrets de la Création. Il est attribué à Avraham, le premier Patriarche.
  Séfer Ha‘Ikarim « Le Livre des Principes » fondamentaux de la foi juive, de Rabbi Yossef Albo, célèbre rabbin espagnol, surnommé « le divin philosophe », né dans la seconde moitié du 14e siècle et mort en 1438.
  Séfer Ha’hinoukh Livre attribué à R. Aarone Halévi de Barcelone, contemporain de Na’hmanide (13ème siècle), qui contient la liste des 613 commandements de la Tora, suivant l'ordre de leur apparition dans la Tora et les principales lois y afférentes.
  Séfer Tora Rouleau de parchemin sur lequel sont écrits les cinq Livres de la Tora et utilisé pour la lecture publique de la Tora. Il est réalisé par un scribe (« Sofer », suivant des règles bien précises.
  Séfirote Ce terme kabbalistique désigne les « sphères », c’est-à-dire les différents stades de la Création de notre monde, associés à des Attributs du D.ieu..
  Sforno Rabbi ‘Ovadia Sforno (Cesena, Italie, 1470- Bologne, 1550), rabbin, médecin, philosophe, exégète et décisionnaire. Connu pour son commentaire sur laTora, dans lequel il tente de donner une explication claire et logique du texte.
  Sifré Midrach halakhique sur le Livre de Vayikra.
  Siftè ‘Hakhamim Explications du commentaire de Rachi sur la Tora, de Rabbi Chabtaï ben Yossef Bass, Pologne (1641-1718).
  Sitra A'hra Dans le langage Kabalistique, ce terme désigne les forces du mal qui s’opposent, dans le monde, à la sainteté et au bonheur.
  Siyoum Cérémonie de « fin » d’étude d’un traité talmudique, incluant la lecture du dernier passage, la récitation de certaines prières puis une collation offerte à tous les assistants.
  Si’hote Moussar Recueil de sermons de Rabbi ‘Hayim Shmulévitz, directeur de la Yéshiva de Mir, à Jérusalem, au milieu du siècle dernier.
  Sod « Le secret » – le plus haut niveau d’interprétation de la Tora – décrit essentiellement dans la Kabale et en particulier dans le Zohar. Nous sommes ici au point culminant de la compréhension du texte à tous ses niveaux. Connu par une minorité d’initiés, il reste accessible à chacun sous la direction d'un maître.
  Sodome Ville corrompue, détruite par D.ieu au temps d'Abraham.
  Souka La « cabane » dans laquelle il faut résider pendant la fête de Soukote habiter pendant la fête de Soukote. Elle doit avoir au moins trois murs – quitte à ce que le troisième ne soit pas entier – au moins sept palmes (environ 70 cm) de long et de large, d’une hauteur comprise entre dix palmes (environ un mètre) et dix coudées (environ cinq mètres). Il faut la couvrir d’un toit fait de matière végétale détachée du sol (feuilles ou branches coupées) n’étant pas susceptible de contracter une impureté rituelle.
  Takanote Ordonnances rabbiniques.
  Talite Châle de prière à quatre coins, auxquels sont attachées des Tsitsiote (« fils » ou « franges »).
  Talmud Recueil de la Loi Orale, comprenant la Michna – œuvre des Tanaïm* rédigée par Rabbi Yéhouda Hanassi – et la Guémara, qui est un compte-rendu des enseignements halakhiques ou allégoriques des Amoraïm* à propros de la Michna. Voir texte du 'HOK H 0303 pour la définition du Talmud selon Rambam
  Tamar Bru de Yéhouda, le quatrième fils de Ya’akov. Devenue veuve de son premier mari – ‘Er, le fils aîné de Yéhouda – elle épousa son beau-frère, Onane, dans le cadre du lévirat qui était déjà en usage à cette époque-là au sein des Enfants d’Israël. Après le décès de son second mari, elle se rendit compte queYéhouda ne voulait pas que son troisième fils se marie avec elle de peur qu’il meure à son tour. Sachant que son beau-père devait passer à un certain endroit, elle l’attendit là en se déguisant pour qu’il ne la reconnaisse pas et Yéhouda répondit à ses avances en lui laissant en gage son sceau, sa ceinture et son bâton. Quand Yéhouda apprit que sa bru était enceinte, il voulut la condamner à mort pour infidélité à son défunt mari. Sans le dénoncer explicitement, Tamar lui fit dire : « Je suis enceinte de l’homme à qui appartiennent le sceau, la ceinture et le bâton ». Yéhouda ayant reconnu sa faute, Tamar fut sauvée de la mort et enfanta deux fils : Pérets et Chéla’h ; le premier est l’ancêtre du roi David et, ispo facto, celui du Messie.
  Tamid Le traité de Michna Tamid - ''Sacrifice perpétuel" porte sur l'organisation interne du Temple et notamment sur le sacrifice quotidien (appelé Tamidcomme le traité ) et le déroulement du service journalier . Le sacrifice quotidien est effectué une fois en début de journée et une fois en fin de journée .
  Tana Sage de la Michna.
  Tana dé Bé Eliyahou  Recueil d’enseignements reçus de la bouche du prophète Elie par Rav ‘Anane, un Sage de l’époque talmudique.
  Tanaïm Voir Tana.
  Tanakh Terme hébraïque désignant la Bible, les lettres du mot étant les initiales des trois parties de ce Livre : ToraNéviim* et Kétouvim*.
  Targoum Traduction en araméen de la Tora.
  Territoire de Binyamine Partie d'Erets Israêl attribuée aux descendants de Binyamine et qui a fait partie du royaume de Yéhouda (Juda).
  Territoire de Yéhouda Partie d'Erets Israêl attribuée aux descendants de Yéhouda (Juda) et qui a fait partie du royaume de Yéhouda.
  Tèvel Produit agricole dont on n'a pas prélevé la Térouma* destinée aux Cohanim ou les dîmes, ou une pâte dont on n’a pas pris la ‘Hala* ; ils sont interdits ipso facto à la consommation.
  Térèfa Animal déchiré par une bête sauvage ou affligé d'une lésion devant provoquer sa mort dans les douze mois ; il est « Taref », impropre à la consommation, même s'il a été abattu rituellement
  Térouma Partie de la récolte qui doit être prélevée à l’intention des Cohanim sur tous les produits d'Erets Israël [après avoir mis de côté les prémices(Bikourim*),] La Tora ne précise aucun ordre de grandeur, mais selon nos Sages, un cinquantième est un don moyen. (voir aussi Ma'assèr).Le même terme est utilisé pôur désigner une Paracha.
  Térouma Guédola « La grande Térouma ». Partie de la récolte qui doit être prélevée à l’intention des Cohanim sur tous les produits d'Erets Israël [après avoir mis de côté les prémices (Bikourim*),] La Tora ne précise aucun ordre de grandeur, mais selon nos Sages, un cinquantième est un don moyen. On l’appelle « grandeTérouma » par rapport à la « Térouma de la dîme » (Téroumate Ma’assèr), que les Lévites doivent prélever à l’intention des Cohanim sur la dîme qu’ils ont reçue. Voir Ma’assèr.
  Téroumate Ma'assèr Partie de la récolte prélevée par les Lévites sur la dîme qu’ils ont reçue et donnée aux Cohanim.
  Tétragramme Le nom de D.ieu de quatre lettres, orthographié Yod-Hè-Vav-Hè, et lu comme s’il était écrit : Alef-Dalet-Noun-Yod. Il est associé à l’Attribut de la Miséricorde.
  Tiférète Chelomo Commentaire sur la Tora de Rabbi Shlomo Hakadoch de Radomsk, célèbre rabbin ‘hassidique (1803-1866).
  Tikoun Réparation d’un péché, ou celle des mondes dans la Kabbale.
  Toda Offrande de gratitude apportée en guise de remerciement à D.ieu (Vayikra 7,12-15), notamment par : 1) Celui qui a effectué un voyage en mer ; 2) qui a traversé un désert ; 3) qui a été libérée de prison ; 4) un malade qui recouvre la santé. L’animal apporté en offrande de gratitude est accompagné de quarante pains, dont dix pains levés et trente autres répartis en trois catégories de pains azymes.
  Tora crite Evoir Loi Ecrite.
  Tora Orale voir Loi Orale.
  Tora Témima Ouvrage expliquant comment le Talmud ou le Midrach déduisent leurs enseignements des différents versets de la Tora. Composé par Rabbi Baroukh Halévi Epstein (1829-1908) de Pinsk, en Biélorussie.
  Tossafote « Suppléments » ou commentaires du Talmud « ajoutés », après Rachi, par ses disciples et d’autres rabbins, surtout en France et en Allemagne. Ils figurent dans toutes les éditions ordinaires du Talmud de Babylone, depuis les débuts de l’imprimerie hébraïque, car ils sont indispensables à la compréhension du texte et à la fixation de la Halakha.
  Tossefta « Addition » : recueil de « Baraïtote », enseignements des Tanaïm laissés « en dehors » de la Michna et qui apportent à son sujet de précieux éclaircissements.
  Toumtoum Personne dont le sexe n’est pas défini.
  Trente-neuf travaux interdits Ce sont les 39 catégories de travaux interdits le Chabat – énumérés dans une michna. Ils sont déduits des travaux effectués pour la construction duMichkane (le Tabernacle dans le désert, après la sortie d’Egypte). Pour la liste de ces travaux, voir texte M 0300 du HOK
  Tribunal rabbinique Cour juridique d’au moins trois rabbins appelée à se prononcer sur la validité de mariages ou de divorces religieux et des conversions, sur la Kacheroute* d’un alilment, ou sur un litige. Si nécessaire, elle peut édicter aussi certaines ordonnances afin de renforcer la pratique de la Tora au sein de la communauté.
  Tsédaka « Charité » ; le mot « Tsédaka » vient de 'Tsédek, « la justice » – car faire la charité, c’est contribuer à une société plus « juste ». (justice). C’est une obligation de la Tora.
  Tsééna Ourééna Commentaire Midrachique sur chaque Paracha de la Tora écrit en Yiddish, vers 1600, par un rabbin polonais, Rabbi Ya’akov Janov, à l’intention des femmes ; cet ouvrage connut un immense succès.
  Tsimtsoum Dans la Kabbale, ce terme décrit le fait que le Créateur a « réduit » Sa lumière infinie afin de laisser la place au monde.
  Vayikra Raba Midrach Raba* sur le Livre de Vayikra.
  Yalkout Léka’h Tov Compilation de commentaires sur la Tora de Rabbi Ya’akov Israël Hacohen Bayfus, rabbin israélien contemporain.
  Yalkoute Chim’oni Compilation de Chim'one' : La plus connue et la plus détaillée des compilations sur les textes du Midrach, portant sur l'ensemble de la Bible , attribué à R. Chim’one Hadarchane qui vécut probablement au 13ème siècle.
  Yalkoute Yossef Recueils de Halakhote de Rav Yitsh’ak Yossef qui suit, bien entendu, les décisions de son père, le Rav Obadia Yossef.
  Ya’arote Devach Recueil de sermons de Rabbi Yehonatane Eibeshütz, Pologne, 1690-1764.
  Yéhouda Après la mort du roi Chélomo (Salomon) en 2964(-796), un schisme se produit au sein du peuple d’Israël, entre les tribus de Yéhouda et de Binyamine, qui forment le royaume du Sud (appelé communément « le royaume de Juda), dont la capitale est Jérusalem, et les dix autres tribus, qui constituent le royaume du Nord (ou « royaume d’Israël), dont la capitale est Chomrone* (Samarie). Le royaume d’Israël sera détruit en 3205(-555) par Sargon II, roi d’Assyrie, qui exilera les dix tribus dans différents pays de haute et moyenne Mésopotamie.
  Yiboum La loi du Lévirat (Yiboum) impose au frère d’un homme décédé sans enfant d’épouser sa belle-sœur afin de perpétuer le nom du défunt. S’il refuse, il dot se prêter à la cérémonie du « Déchaussement » (« ‘Halitsa ») afin de permettre à la veuve de se remarier avec quelqu’un d’autre. Le Yiboum et la ‘Halitsa sont mentionnés dans la Tora (Dévarim 25 : 5-10).
  Yonatane Ben 'Ouziel L'élève le plus brillant de Hillel. Une traduction en araméen de la Tora, figurant dans de nombreuses éditions, porte son nom.
  Zimoun Invitation à réciter les actions de grâces après le repas (Birkate Hamazone*), dite par l’un des participants lorsqu’au moins trois convives de 13 ans ou plus ont partagé un repas.
  Zougote Groupes de deux Sages qui étaient les chefs spirituels du peuple entre - 200 et 20 de l’ère vulgaire (c’est-à-dire avant l’époque des Tanaïm*).
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